Actualités

   

ALM Evreux Basket 54 - 82 Antibes

15/02/2012

Clownesque !

Diminuer le texte  Augmenter le texte  Imprimer la page

ALM Evreux Basket  54 - 82 Antibes

Bloqués d'entrée de jeu par Allen et la défense juste disciplinée des Antibois, Reed et les Amicalistes n'ont jamais eu l'attitude d'un postulant au Top 8. La fin d'un doux rêve ?

L'équipe (?) de Rémy Valin a rendu une copie à la fois scandaleuse et indigne de joueurs professionnels vendredi dernier au centre omnisports. Son coach, profondément touché par ce naufrage collectif, a confié sa honte sans retenue après la très lourde défaite devant une équipe de bas de tableau et les comportements individualistes de certains de ses joueurs. Des paroles à méditer... 

Rémy Valin est accablé. Avec sa gueule à la De Niro quand il bout en dedans, le coach ébroïcien a essayé de retenir au mieux sa colère froide. Autant vous le dire tout de suite il n'y est pas parvenu ! C'est un homme touché qui s'est présenté en salle de presse, quelques minutes après la déroute des siens. Un homme marqué par ce - 28 polaire concédé à domicile devant Antibes, et qui fait suite au 82-60 du match aller ! « La première des choses que j'ai à dire, c'est que j'ai honte ! Honte de moi déjà ! De mon équipe aussi. Honte de ce qu'on a produit ce soir. C'est juste inadmissible. En deux matches, on rend 50 points à une équipe qui était encore 16e et premier non-relégable avant cette rencontre. J'ai honte ! »

Envie de démission

Rémy Valin est sorti meurtri de la déroute des siens vendredi dernier devant Antibes. S'incluant dans la critique, il promet à présent du changement dans les rangs...

 

Il est en vrac, le jeune entraîneur ébroïcien. Dans le silence d'une salle Jean-Fourré anesthésiée par la pauvreté du jeu amicaliste, par cet ersatz de basket sans passe, sans timing, sans énergie et sans rébellion, Rémy Valin a même entendu de courageux (?) supporters (?) demander sa démission.

Et cela ne le laisse pas insensible. « Ce que je peux dire, c'est que, quand tu travailles la semaine pour voir ça en match, oui, tu as envie de démissionner. Mais ça ne correspond pas à ce que je suis. Moi, j'aime me battre. Mes joueurs, eux, c'est pas sûr... »

Génération TPMG

C'est pourtant une splendide démission collective que ses troupes lui ont offerte vendredi soir. Pas un joueur ou presque pour rattraper l'apathie, la maladresse et la tristesse de l'autre. Sous des propos artificiels de groupe, de guerre, de travail, rejaillit la tare sociétale du "chacun pour soi".

Génération TPMG : Tout Pour Ma Gueule ! Le phénomène n'est plus réservé qu'au seul monde du football, qu'on se le dise ! Le basket ébroïcien a désormais sa dosette. Avec un meneur américain qui joue désormais plus pour se créer des tirs que pour organiser le jeu, avec de jeunes et grands garçons qui parlent bien mais agissent peu, avec même un Drake Reed voulant jouer les Zorro tout seul plutôt que de poursuivre sur les mêmes bases altruistes que la semaine passée devant Lille, l'équipe actuelle d'Evreux salit davantage le maillot local qu'elle ne le mouille comme l'aime tant son public.

Et ça, Rémy Valin en est bien conscient.

Pire que Vichy

« En tant que joueur ou comme entraîneur, je n'ai jamais vécu une telle inculture du jeu. Pas d'aide, pas d'aide de l'aide. Pas de repli défensif, refus de tirs ouverts... Personne pour mettre un taquet quand il le faut. Personne pour bousculer l'équipe et sonner la révolte ! On accepte de se laisser passer... C'est honteux. Même Vichy ne perd pas des matches comme ça. Nous, ça fait trois à la maison, après Denain et Aix-Maurienne... »

Alors, oui, promis, on va vous éviter, désormais et pour un bon moment, de vous parler de 8e place et de playoffs. Car même si « mathématiquement, tout reste jouable » - on est bien d'accord avec les calculs de Rémy Valin - le niveau de jeu et l'inconstance  récurrente de ce patchwork de basketteurs n'incitent en rien à croire à des lendemains qui chantent. Et encore moins à poursuivre au-delà du 16 mai prochain... « Des choses vont changer à partir de mercredi » a promis le coach ébroïcien. On va donc attendre que se passe la trêve de la semaine des As. Attendre demain, attendre Denain, le 21. Attendre une prise de conscience, une révolte, un miracle. Attendre la fin de l'hiver ou la faim de l'hibernant. Attendre et prendre son mal... en impatience !

Auteur : Philippe Guinchard (Eure Infos & La Dépêche) - Photos T. E

       Retour Haut       

 

Ligue Nationale de Basket
Evreux Ville
Département de l'Eure
Région Haute-Normandie
Grand Evreux Agglomération